Dans l'enthousiasme de la jeunesse, nous nous marions et nous donnons naissance à des enfants. Quel bonheur de se pencher sur ces petits berceaux ! Nous formons de grands rêves pour ces petits êtres. Un bel avenir nous attend avec eux…
La première séparation (la maternelle) nous libère pour quelques heures… Un peu de repos, ce n'est pas de trop. Ça exige tellement être un bon parent…
Le temps passe... D'un départ à un autre arrive le moment du grand départ… Cette fois-ci, ce ne sera plus pour quelques heures. Ce sera pour quelques semaines, puis quelques mois et ensuite quelques années… Peut-être qu'un jour ce sera l'absence définitive, quelques-uns préférant couper les liens…Comment s'y résigner ? Voici un texte de Khalil Gibran, qui nous apporte les meilleures réponses.

Nos enfants
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ce sont les fils et les filles du désir de la Vie.
Ils arrivent à travers vous mais non de vous.
Et quoiqu'ils soient avec vous,
Ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner
Votre amour mais non vos pensées,
Car ils ont leurs pensées propres.
Vous pouvez abriter leurs corps mais non leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la demeure de demain
Que vous ne pouvez visiter même dans vos rêves.

Vous pouvez tenter d'être comme eux,
Mais n'essayez pas de les rendre comme vous.
Car la vie ne s'en retourne pas en arrière
Ni ne s'attarde avec hier…
Khalil Gibran



Jean LePhilosophe