Dans les années '50 et '60, Pâques, ce n'était pas seulement l'arrivée
du printemps avec l'éclosion des jonquilles et des tulipes, les jours
ensoleillés et les cœurs débordant de vie nouvelle, c'était aussi la
saison des chapeaux de Pâques.
Pour les dames et les jeunes filles de l'époque, c'était la course folle
chez différentes modistes pour dénicher le mignon petit chapeau qui
compléterait à merveille une nouvelle robe ou un tailleur et qui
susciterait l'admiration de tout le monde à l'église le dimanche de
Pâques. On le personnalisait en y ajoutant une discrète voilette de
tulle, un délicat ruban de soie rose ou jaune ou une jolie fleur piquée
de côté avec finesse.
Tout en essayant d'être pieux, les fidèles assistaient à l'office divin,
Alléluia, Alléluia!!! et immanquablement à un défilé de mode informel
tout en couleur; un pur enchantement pour les yeux. Comme c'était
grisant!... L'atmosphère se remplissait d'ivresse et de douces
promesses. On avait la fièvre du printemps.
Après un dur hiver, tout ressuscitait en même temps que le Christ.
C'était une belle tradition!
Annette
Avril 2010
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